|
VIVRE DE L'ESPRIT DANS MON CORPS (suite...)
En tant que chantre, j'ai eu l'occasion de travailler la respiration, j'ai repris conscience de mon corps, de ses richesses et de ses limites ; ce labeur quotidien a contribué à façonner en moi, à travers la mémoire du passé, l'ouverture au présent et les projets sur l'avenir. Mon corps est soumis à l'épreuve de la durée comme aussi à la jeunesse de l'éternité. La respiration me le rappelle.
L'acte fondamental de la vie est en effet la respiration, à la fois phénomène physiologique essentiel à la vie du corps en général, et du système nerveux en particulier, et en même temps fonction de notre corps bénéficiant d'un double « pilotage » : involontaire et volontaire. Le profond respect des lois de la respiration nous permet d'expérimenter notre humanité corps-esprit dans sa diversité et son unité analogique avec notre Dieu Trinité, Trois-en-Un. Pour qui le vit attentivement, c'est ce qu'exprime et imprime le signe de la Croix tracé sur le corps du chrétien.
J'ai découvert aussi que la respiration était organique, consciente, et qu'elle pouvait être aussi le symbole d'une vie supérieure.
Elle est organique, par le mouvement aller-retour du diaphragme.
Elle est consciente : en faisant entrer le corps en résonance, par la respiration profonde, la respiration développe une conscience respiratoire qui fait revivre l'être tout entier. Il en résulte une détente physique, une libération des angoisses, une paix intérieure. La respiration replace l'être en relation avec lui-même d'abord, et avec les autres. C'est un acte de réconciliation entre le haut et le bas du corps, qui prend en compte, consciemment et volontairement, la ceinture abdominale et ce qu'elle recèle : la digestion (le rapport à la vie) et la sexualité (le rapport à l'amour).
|

|