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Coeur à Coeur...
Tu es autre...
Par J. Phillipon*
Le mystère de l'altérité, vécu en amour, peut s'exprimer ainsi : "Tu es autre que moi".
+ si cette altérité est profondément acceptée, elle peut et doit être le point de départ d'un émerveillement immense, ardent et permanent ; c'est la source du bonheur, la joie de l'harmonie conjugale : Je suis heureuse que tu sois différent de moi
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Je suis heureux que tu sois différente de moi
et notre bonheur naît de cette différence sexuelle, différence anatomique, psychologique, spirituelle.
+ si cette altérité est refusée, elle peut être, ajoutée à des troubles psychologiques anciens, précédant la rencontre de l'un et de l'autre, la source de conflits dans le couple.
Trop nombreux sont les couples qui divorcent
Plus nombreux encore sont les couples qui ne divorcent pas, mais connaissent des tensions plus ou moins grandes dans leurs relations conjugales : les fiancés doivent le savoir.
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Ces tensions, qui peuvent aller jusqu'à la rupture, ont souvent pour origine, le fait de l'altérité refusée.
Et refusée, parce que l'on ne perçoit plus dans l'autre son origine et sa fin, sa beauté première et dernière, qui est d'être créature unique de Dieu.
Le plus souvent, inconsciemment : je refuse que tu sois différent(e) de moi, je me prends pour la référence, je cherche en toi l'image de ce qu'il y a de meilleur en moi, je ne la trouve pas, je suis déçu(e) par toi.
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Si, par exemple, la femme refuse, elle pensera ou dira : Toi tu es un homme, tu ne te rends pas compte de ce que c'est qu'une femme, de ses désirs...(ce qui n'est pas faux : très souvent, l'homme, si intelligent soit-il, ne se rend pas toujours compte de l'appel de tendresse qui est inscrit en permanence dans le coeur de sa femme.) je vais chercher "ailleurs".
En pareil cas, le chemin de la réconciliation est toujours celui du dialogue conjugal : patiente reconnaissance des pauvretés et des limites de chacune des créatures, située, par la prière, dans l'espace d'amour du créateur.
De fait, le dialogue conjugal d'un couple est souvent marqué par un perpétuel balancement entre l'acceptation et le refus de l'autre.
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"Je dors mais mon coeur veille.
J'entends mon bien-aimé qui frappe.
Ouvre-moi, ma soeur, mon amie,
ma colombe, ma parfaite !
Car ma tête est couverte de rosée,
mes boucles, des gouttes de la nuit." Ct. 5,2
"J'ai ouvert à mon bien aimé,
mais tournant le dos, il avait disparu !
Sa fuite m'a fait rendre l'âme.
Je l'ai cherché, mais ne l'ai point trouvé,
je l'ai appelé, mais il n'a pas répondu !
Ct. 5,6
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Suite
Autres pistes : Les langages de l'amour par C. Heriard
* Extrait de Coeur à Coeur, Le temps des fiançailles, de Joël Philippon © Editions Mame, 1993
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