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Etre libre intérieurement.(Suite) Par le père Benoit Sevenier, eudiste Le parcours de la décision amoureuse. 1. Le corps : le corps de l'autre suscite un attrait. En le voyant nos sens sont bouleversés. On devient rouge, on tremble,... Il y a une réelle attirance physique à prendre en compte. C'est un attrait puissant, spontané, irrationnel, physique. Nier cette dimension corporelle c'est oublier que nous ne sommes pas de « purs esprits ». C'est ici que se joue le désir. Aimer quelqu'un, c'est vouloir se coller, se toucher, se caresser, s'interpénétrer. L'attrait spontané est nécessaire mais pas suffisant... C'est le temps de la séduction. 2. Les émotions : l'attrait physique rejaillit en une émotion qui me déborde. Elle s'exprime physiquement. Nous lisons dans Phèdre « Je le vis, je rougis, je pâlis à sa vue ».On attend des heures en s'imaginant n'importe quoi. Ces émotions sont très liées à la présence (excitation) ou à l'absence (déception) de l'autre. Il y a un effet « montagnes russes ». Les émotions se succèdent intensément et nous rendent « fous » (perte de contrôle rationnel) : la personne aimée apparaît sous son meilleur jour, je ne vois pas (encore) ses défauts. On a tendance à dire « il m'apporte beaucoup ». Je suis en fait amoureux d'être amoureux : ça me donne des sensations extraordinaires. On aime le fait d'être aimé : Amare Amari. Je suis valorisé par l'impression d'être reconnu et apprécié. J'admire l'autre : c'est un sentiment de joie et d'épanouissement devant ce qu'on juge beau ou grand. C'est le temps de l'idéalisation. 3. Le sentiment amoureux : au long du temps, les émotions se transforment. Elles s'érodent et se changent. Après une phase de désidéalisation, on commence à reconnaître l'autre pour ce qu'il est et non pour ce qu'il m'apporte. De plus, on ne pourrait pas tenir toute une vie sur le même registre !
4. La décision. Lorsque je commence à mettre en oeuvre mon intelligence, je commence alors à mesurer qu'un choix va devoir se faire. Fondé sur un sentiment solide, j'ose confronter nos différences, affirmer nos besoins et nos attentes face au couple. Je ne cherche plus à changer l'autre : il ne changera pas, je l'aime pour ce qu'il est. Je découvre l'Amour Agapè : l'amour qui ne cherche pas son intérêt ( 1Co 13, 5). La découverte des différences nourrit l'émerveillement pour l'autre. L'asymétrie entre les désirs de chacun, la découverte d'un chemin de pardon sont autant d'indices d'un amour donné, gratuitement. Nous comprenons l'importance d'un dialogue vrai, découvrons les voies de l'humilité, de la simplicité devant l'autre. Je deviens attentif au désir intérieur de l'autre. Le « je t'aime » devient synonyme de « Je m'engage ». L'amour n'est pas rationnel, mais il est raisonnable de franchir le pas de l'engagement de toute sa volonté comme une décision qui libère. Nous pouvons formuler un projet commun qui fonde notre couple : ayant bénéficié de l'effet dynamisant du « couple idéal », nous pouvons inscrire notre couple dans le réel. L'ordinaire de nos vies. C'est le temps de l'engagement, de l'ouverture aux autres. |
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