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Attendre, c'est donner place à l'émergence, chez l'autre d'un chemin véritable. On peut forcer l'autre vers soi et violer ainsi son cheminement personnel, où l'on peut respecter son chemin intérieur, en signifiant sa présence mais sans aller trop loin, pour lui laisser le temps de murir à un désir véritable. Certes dans l'attente on s'expose, on prend le risque que l'autre s'éloigne, s'intéresse à un(e) autre. Mais ce risque, il faut parfois le prendre, surtout quand l'âge ne met pas d'urgence, de pression sur la décision.
Chez la femme, plus mûre, plus rapidement, le désir d'aller plus loin peut conduire à faire pression vers une décision, un partage et un engagement. Mais cette pression n'est pas respectueuse de la liberté de l'autre. Et pour l'homme cette pression vers l'engagement conduit à réveiller deux sentiments contradictoires : le réveil d'une réalité pulsionnelle qui n'est pas murie par un désir véritable et le sentiment d'un devoir, d'un orgueil, qui fait que l'on n'ose pas refuser et que de ce fait, l'on se retrouve embarqué dans une histoire non choisie.
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