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Etre libre intérieurement (suite)Par le père Benoit Sevenier, eudiste S'aimer soi-même. Faisons un petit test : chacun va écrire sur un papier 5 qualités de l'autres... puis essayez d'écrire 5 de vos qualités. On trouve en général des qualités à l'autres, mais on a de la peine à reconnaître ce qui est beau en soi. Pourtant le psalmiste dit « Merveille que je suis » ps 139. En quoi suis-je une merveille pour l'autre ? Est-ce que j'accepte d'être la merveille de l'autre ? Jésus nous dit « Tu aimeras ton prochain comme toi-même »...
Accepter de se connaître avec ses limites et ses qualités. Tel est l'enjeu d'une juste estime de soi. C'est dans les bras de l'autre que l'on trouve parfois le courage de s'aimer soi-même. On peut même dire qu'aimer, c'est aider l'autre à découvrir ses qualités. Se découvrir aimable nous aide à nous aimer. Et parfois faut-il accepter sa propre finitude pour arriver à faire le pas vers l'autre. Cette apparente contradiction, ce paradoxe masque une réalité fondamentale. S'aimer soi-même est essentiel. Il faut peut-être pour cela prendre de la distance par rapport à sa propre finitude, voir tout ce qu'il y a de bien en nous avant de s'attarder sur nos faiblesses. Ce qui est sûr, c'est que l'amour, le désir de l'autre nous sort de cet enfermement sur nous-mêmes et nous redonne le courage d'aimer ce qui en nous reflète une parcelle de l'Humanité... Alors on peut trouver la force de faire le chemin du pardon, de la réconciliation avec l'autre, voire avec Dieu... Et l'amour que l'autre nous porte, au-delà de notre finitude, nous donne parfois le courage de nous retourner vers Dieu, lui qui se jette au cou de celui qui se retourne vers lui (Lc 15). L'amour est relation entre deux personnes ! Il s'agit alors de s'accorder une consistance personnelle. On ne construit pas sur des défauts ! On construit sur ce qui fait nos solidités, nos potentialités. En fait, plus je suis moi-même et plus j'aide l'autre à devenir lui-même. S'aimer soi-même c'est participer à la construction du couple et c'est permettre à l'autre d'exister. Comment dire « Je m'engage » si le « je » n'existe pas ? Cela demande beaucoup de simplicité pour accueillir cette belle image de nous-mêmes. Mais n'est-ce pas là un critère de l'amour ? L'autre est le seul à savoir faire vibrer cette corde qui m'habite et que nul autre n'a découvert. L'autre est celui qui sait m'aider à donner le meilleur de moi-même. Son regard inconditionnel et son amour sans jugement m'aident à développer ce que je suis au plus profond. Alors, chacun devenant plus lui-même, le couple peut entamer de construire un véritable projet de Vie. Reconnaître nos doutes, nos peurs. Ce n'est pas étonnant d'avoir des doutes et des peurs dans la période qui précède le mariage et particulièrement au moment du choix amoureux : on s'engage pour la vie, on ne connaît pas l'avenir, on ne connaît pas tout de l'autre. Rien ne peut répondre aux multiples questions qui nous assaillent. Pourtant, il est bon de tenter de cerner ce qui fait nos peurs, les pièges qu'elles nous tendent. Il s'agit d'éviter autant l'idéalisation de l'autre que la fascination devant un échec possible. Nous pouvons avoir peur de voir l'autre tel qu'il est. Accepter de reconnaître chez l'autre la partie qui dérange, déplaît, inquiète et de se le dire est un élément important de la construction d'un couple. On a tendance à se dire : « parler de ce qui « fâche » quand on a tant de choses agréables à se dire, risquer de se faire du mal, est-ce vraiment nécessaire ? ». Le risque est alors d'espérer un changement de l'autre selon mon désir. L'amour ne change pas l'autre et n'a pas le pouvoir de le guérir. La guérison de comportements pathologiques comme l'alcoolisme, la violence, l'instabilité ou autres, supposent une prise de conscience de celui qui est atteint et à partir de là, sa décision de se soigner : il s'agit encore de consentir au réel.
Rien d'autre que de participer à son gouvernement lorsque les temps seront accomplis. L'héritage de la vie éternelle est donné. Cet héritage, c'est la Vie vraie, cette vie d'union au Dieu Vivant déjà présente mais pas encore pleinement manifestée. Les questions par rapport à l'avenir nous invitent en fait à entrer dans la démarche « Cherchez d'abord le Royaume et le reste vous sera donné ». Un regard sur le présent et sa solidité fondée sur la fidélité du passé ouvre à l'avenir. Le futur appartient à Dieu, mais il se construit sur la confiance. Confiance qui n'est pas un dû, mais un don que je fais à l'autre. Confiance qui se construit aussi dans la vérité. Pouvez-vous tenter de nommer vos peurs ? Comment réagissez-vous devant la peur ? L'enjeu alors devient l'effort de discerner ce qui fonde notre choix. Mesurer les choix que nous avons posé au fur et à mesure de notre histoire : de la rencontre « en groupe » nous avons fait le choix de nous rencontrer « à deux », puis le choix d' « être ensemble » se fréquenter régulièrement. Puis parfois le choix d'habiter ensemble... Comment ces choix ont-ils été posés ? Est-ce qu'il vous est possible d'en retrouver les fondements ? La tentation est de dire « ça s'est fait tout seul »... Peut-être, mais comment croire qu'un couple pour la vie « ça se fait tout seul » ? Nos choix peuvent toujours être comme re-choisis, comme pour se les réapprorier, les faire siens pour qu'ils fassent sens. Cet avenir, entre les mains de Dieu, il nous appartient. A nous de vérifier un certain nombre d'éléments fondamentaux. Accepter de regarder la réalité en vérité et de se poser les vraies questions Le mariage n'a jamais résolu les difficultés. Certes, personne n'est définitivement enfermé dans le passé et la Miséricorde ouvre inlassablement un avenir. Mais la grâce ne supprime pas la nature, elle l'accomplit. Aussi, il faut mesurer ce qui nous rapproche et ce qui nous sépare. Il faut peser nos histoires personnelles et leurs blessures dont le soin dépendra parfois d'un spécialiste, ce qui est masqué à un moment pouvant toujours réapparaître dans 10 ans s'il n'est pas abordé avec compétence. Une certaine clarté demande à être faite pour être vrais. Alors peuvent se poser un certain nombre de questions comme celles-ci :
Il s'agit d'être lucide « avant de construire la tour »... Ce qui pour moi m'apparaît capital pour mon épanouissement dans ma vie de couple peut-il m'être apporté par l'autre ?... puis-je en retour lui apporter ce qui lui est essentiel ? Avons-nous envie de durer ensemble ? Toutes ces questions concernent le présent et sont des aides à la décision. Celles concernant l'avenir sont souvent source d'angoisse... |
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